Bergerie ruinée

Dans la partie de l'Arboussède qui est dans la famille, au creux d'un vallon, on peut encore voir les ruines d'une bergerie, dont mon grand-père a fait enlever le toit vers 1950, de façon à récupérer les tuiles et à arrêter de payer l'impôt foncier sur  ce bâtiment, qui n'avait plus d'utilité.
Jusqu'à cette date, en effet, il abritait tous les étés une partie du troupeau du berger de Montmirat, village voisin, qui se nourrissait dans le bois pendant quelques mois. A cette époque, d'une part le taillis de chêne vert était coupé tous les 30 ans pour les fours des boulangers, ce qui permettait à l'herbe de pousser jusqu'à ce que le couvert reprenne le dessus, et d'autre part au moins trois sources ne tarissaient jamais sur la colline. De ces sources il ne reste maintenant l'été que quelques joncs.
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